La PMA dans les centres de fertilité français

Avec un taux de réussite qui se situe entre 15 et 30%, les centres de fertilité français n’ont pas à rougir de leurs confrères étrangers. Aussi appelés centres de PMA pour Procréation Médicalement Assistée, ou centres d’AMP pour Assistance Médicale à la Procréation, les centres de fertilité sont des lieux d’aide à la conception, ils sont agréés par le Ministère de la santé, et se situent, la plupart du temps au sein de complexes médicaux, tels les hôpitaux ou les cliniques.

Quand on parle de PMA, on fait référence à plusieurs techniques. La procréation médicalement assistée regroupe ainsi l’insémination artificielle intraconjugale, la fécondation in vitro et la fécondation in vitro avec micro injection. Les centres de fertilité permettent ainsi aux couples qui pourraient expérimenter certaines difficultés à avoir un enfant, de suivre une procédure médicale devant mener à augmenter leur fertilité.

Il y a à peu près une centaine de centre de fertilité en France, mais pour le moment ils ne sont pas accessibles à tout le monde. En effet, la loi française est très claire, seuls les couples hétérosexuels peuvent en effet être candidats à la PMA, sous certaines conditions.

Pour pouvoir vous rendre en centre de fertilité, il vous faudra donc :

  • Etre marié (ou en concubinage)
  • Ne pas être atteint d’une maladie qui pourrait être transmise à l’enfant
  • Etre en dessous de l’âge maximum autorisé, généralement on admet que celui-ci est de 43 ans pour les femmes, et depuis peu on sait que celui des hommes devrait se trouver aux alentours des 59 ans
  • Que vous ayez été diagnostiqué stérile, ou ayant des problèmes de stérilité

Ces règles entrainent que de nombreuses personnes célibataires, ou bien des couples lesbiens, se rendent dans des centres de fertilité étrangers afin d’obtenir de l’aide pour procréer. La Belgique, l’Espagne et beaucoup des pays de l’est européens possèdent des centres de fertilité très réputés, et qui sont très fréquentés par les français en ayant besoin.

Dans les fait, comment cela se passe-t-il ?

Tout commence par des interrogations, quand un couple éprouve des difficultés à avoir un enfant. Ces interrogations conduiront généralement ce couple devant leur médecin généraliste, qui leur fera effectuer un bilan de fertilité, à la suite de ça, le coupe pourra être envoyé vers un centre de fertilité.

Vous serez alors accueilli par toute une palette de professionnels de santé, dans des spécialités différentes. Ainsi psychologues, diététiciens, urologues, anesthésistes, médecins en biologie et gynécologues seront à votre écoute et vous permettront de profiter de l’infrastructure du centre de fertilité pour trouver une solution adaptée à votre cas.

En France, vous aurez la chance de profiter de la prise en charge des actes opérés par le centre de fertilité de la part de la sécurité sociale. Cette prise en charge atteindra 100% si la mère est âgée de moins de 43 ans, si vous n’avez pas reçu plus de quatre fécondations in vitro, et si le nombre d’insémination artificielles n’est pas supérieur à six.

Les techniques des centres de fertilité

Plus en détails, les centres de fertilité ont à leur disposition les techniques d’aide à la procréation suivantes :

  • L’implantation embryonnaire, s’il est réellement impossible au couple de concevoir un enfant, c’est-à-dire si l’homme et la femme sont stériles. Ou alors s’ils sont porteurs d’une maladie qui pourrait être transmise à l’enfant.
  • L’insémination artificielle intraconjugale, l’insémination de la femme est réalisée à l’aide du sperme de son mari ou conjoint. Si cela n’est pas possible, pour cause d’infertilité ou de maladie, l’insémination peut être réalisée à l’aide des gamètes d’un donneur.
  • La fécondation in vitro, quant à elle, est une fécondation de l’ovule, par le spermatozoïde, effectuée en laboratoire. L’embryon résultant de cette manipulation est ensuite transplanté dans l’utérus de la future mère.

A l’heure actuelle, une consultation de la population, au travers de débats organisés dans chaque département, se tient, afin de préparer un projet de loi qui devrait permettre d’étendre la PMA aux femmes célibataires, et aux couples lesbiens. Cette éventuelle future loi ne fait, bien entendu, pas l’unanimité et déchaîne en ce moment même des débats passionnés. Mais si ce projet venait à devenir un texte de loi, alors il y aurait très certainement une augmentation du nombre de centres de fertilité en France.

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